Dans un Sénégal en quête de repères solides pour bâtir son avenir économique, la nomination de Mamadou Lamine Ndiaye à la tête de l’Agence de Promotion des Sites Industriels (APROSI) dépasse le cadre d’un simple décret administratif. Elle incarne un tournant: celui d’un État qui choisit enfin de faire confiance à la compétence, à la rigueur et à une vision enracinée dans le réel.
Mamadou Lamine Ndiaye n’est pas un produit de l’apparat. Il est l’illustration d’un mérite forgé dans l’effort et la constance. Major de son jury au baccalauréat, il poursuit un parcours académique exemplaire: sociologie à l’Université Gaston Berger, double master en droit et sciences politiques à la Sorbonne, puis major de promotion à l’École Nationale d’Administration du Sénégal (ENA). Ce n’est pas une simple accumulation de diplômes, mais la construction méthodique d’un esprit formé pour comprendre, concevoir et transformer.
Mais c’est surtout sur le terrain que Mamadou Lamine Ndiaye s’est distingué. Commissaire aux enquêtes économiques, il connaît les rouages de l’État. À Kaolack, sa ville natale, il a su conjuguer engagement politique et efficacité opérationnelle, en dirigeant avec brio les campagnes électorales locales de 2022 et les législatives de 2024. Cette double casquette : technicien de l’administration et acteur politique de proximité fait de lui un profil rare, capable de relier les enjeux macroéconomiques aux attentes concrètes des populations.
La mission de l’APROSI est stratégique: faire des sites industriels sénégalais des leviers de croissance et d’emplois durables. Le choix de Mamadou Lamine Ndiaye est un pari sur l’intelligence méthodique. Sa formation hybride, à la croisée des sciences sociales, du droit et de la politique, lui offre une lecture fine des réalités économiques et sociales. Il saura conjuguer rentabilité et impact, performance et équité. Son approche, fondée sur l’analyse rigoureuse et l’action concrète, est exactement ce dont l’Agence a besoin pour contribuer à la « Vision Sénégal 2050 ».
Mais au-delà de cette mission nationale, c’est à Kaolack que son engagement prend toute sa dimension. Ville au potentiel immense, longtemps marginalisée, Kaolack réclame aujourd’hui un leadership audacieux, enraciné et compétent. Mamadou Lamine Ndiaye en incarne l’espoir. Il en connaît les défis, les ressources humaines, les urgences sociales. Il en partage les douleurs et les ambitions. Il en porte la voix.
Sa prise de fonction coïncide avec l’inauguration de l’usine ISEVEM. Un simple hasard de calendrier? Peut-être. Mais aussi un symbole fort: celui d’un alignement entre vision industrielle et volonté politique. Rien de prémonitoire, mais tout d’emblématique.
Le Sénégal a besoin de bâtisseurs. De femmes et d’hommes capables de penser l’avenir à toutes les échelles. Mamadou Lamine Ndiaye est de ceux-là. Sa nomination à l’APROSI est une première étape. Une reconnaissance. Une promesse. Et peut-être, pour Kaolack, le prélude à un nouveau départ. L’horizon de 2027 se dessine. Avec lui, une ville peut espérer. Un pays peut croire.