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Affaire Azoura Fall : Entre internement, grève de la faim et rupture fracassante avec Pastef

POLITIQUE
Lundi 16 Mars 2026


Interné au centre psychiatrique de Thiaroye après ses démêlés judiciaires, Assane Fall, plus connu sous le nom d’Azoura, brise le silence.

Dans un cri du cœur mêlé de colère, l'ex-porte-drapeau emblématique des "Patriotes" annonce sa rupture définitive avec Pastef, dénonçant une stratégie de défense qu'il juge humiliante et une trahison de ses camarades.

« Je ne suis pas fou » : Le refus de l'internement
C'est depuis son lieu d'internement, via le téléphone d'un proche, qu'Azoura Fall a tenu à livrer sa version des faits. Contestant vigoureusement la décision médicale et judiciaire de le placer en centre psychiatrique, il affirme être victime de traitements dégradants.

« Ils m’injectent de puissants antipsychotiques qui me font dormir pendant des jours », s'insurge-t-il, dénonçant des conditions d’internement qu'il qualifie d'« inhumaines ».

Pour le militant, cet internement n'est pas une mesure de soin, mais une manœuvre politique orchestrée par son propre camp. Il accuse Pastef d'avoir plaidé la démence pour lui éviter la prison.

« C’est Pastef qui me cherche des circonstances atténuantes pour que je ne retourne pas en prison. Mon honneur m’interdit de rester ici », martèle-t-il, affirmant préférer la rigueur de la prison de Rebeuss à la stigmatisation de l'asile.

La rupture : « Pastef m’a trahi »
La conséquence de ce malaise est radicale. Celui qui fut l'un des visages les plus visibles des manifestations de Pastef annonce son départ immédiat de la formation politique.

« Entre Azoura et Pastef, c’est fini. Pastef m’a trahi », a-t-il lancé avec amertume. Pour marquer sa protestation, il a annoncé avoir entamé une grève de la faim, mettant sa santé en péril pour exiger sa sortie du centre de Thiaroye.

Les dessous de l'affaire judiciaire
Revenant sur l'incident initial — un accident de la circulation suivi d'une accusation de conduite sans permis — Azoura Fall apporte des précisions techniques. Il soutient détenir un « permis militaire » et explique qu'au moment des faits, il était en pleine procédure de conversion de son brevet militaire en permis civil.

Cette déclaration intervient alors que son coprévenu et ami, Serigne Saliou Fall, a été récemment relaxé par le tribunal des flagrants délits.

Le juge a estimé qu'Azoura s'était emparé des clés du véhicule sans l'autorisation du propriétaire, dédouanant ainsi ce dernier de toute complicité, mais enfonçant paradoxalement Azoura dans une situation d'isolement judiciaire et psychologique.

Un symbole qui s'effrite
L'affaire Azoura Fall pose aujourd'hui une question complexe sur la gestion des militants de première ligne par les appareils politiques.

Entre protection judiciaire et respect de la dignité individuelle, la frontière semble avoir été franchie selon l'intéressé. Cette défection, si elle se confirme, marque la fin d'une époque pour celui qui portait haut les couleurs du "Projet" dans les rues de Dakar.

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