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« Sonko c'est Diomaye » : Cheikh Oumar Diagne dénonce la stratégie du « bon et du mauvais flic » au sommet de l'État

POLITIQUE
Vendredi 17 Avril 2026

Alors que les deux premières années du régime Diomaye-Sonko ont été marquées par des divergences publiques perçues comme des signes de tension, Cheikh Oumar Diagne y voit une manœuvre politique calculée. Pour le leader du Rassemblement pour la vérité / And Ci Deug, le tandem cherche à segmenter son bilan pour échapper à une sanction globale des Sénégalais. Depuis l'accession au pouvoir du tandem de l'ex-Pastef, un narratif s'est installé dans l'opinion : celui d'un décalage, voire d'une rivalité, entre un Premier ministre impétueux et un Président plus institutionnel. Mais pour Cheikh Oumar Diagne, invité spécial de Seneweb, ce scénario est un "subterfuge" qui ne résiste pas à l'analyse.

Un bilan indivisible

Pour l'opposant, l'idée de séparer l'action d'Ousmane Sonko de celle de Bassirou Diomaye Faye est une illusion politique. « Ils sont pareils. Ils sont identiques. Sonko c'est Diomaye et Diomaye c'est Sonko », a-t-il martelé, affirmant que les « Sénégalais conscients » ne se laisseront pas abuser par cette mise en scène.

Selon lui, le régime tente de construire une perception où l'un incarnerait le "bon" et l'autre le "mauvais", une stratégie visant à diluer les responsabilités en cas d'échec. « Ils ne réussiront pas à enlever ça de la tête des gens qui réfléchissent : ils partagent le bilan de ce régime », soutient-il avec fermeté.

Deux tempéraments, un seul idéal

Tout en liant leur destin politique de manière indissociable, Cheikh Oumar Diagne reconnaît néanmoins que les deux hommes sont pétris de caractères opposés. S'ils partagent le même « idéal retrouvé à Pastef », ils diffèrent, selon lui, par leur nature profonde :

  • Tempérament et logique : « Ils n'ont pas la même nature, pas la même logique et encore moins le même état d'esprit », observe le leader politique, se basant sur ses propres observations et fréquentations des deux hommes.

Le procès en « incohérence »

Au-delà de la stratégie de communication, c'est sur le terrain de l'éthique politique que Cheikh Oumar Diagne porte ses coups les plus rudes. Il accuse le tandem au pouvoir d'avoir trahi la promesse de « rupture » qui constituait le socle de leur programme.

Le leader d'And Ci Deug pointe du doigt la transhumance et le recyclage de figures politiques issues des régimes précédents :

« Aujourd'hui, des gens qui étaient avec Wade, puis avec Macky, cheminent avec eux. Ceux qui avaient délaissé le Premier ministre durant les événements de 2021 à 2024 ont été accueillis à bras ouverts. »

Pour Cheikh Oumar Diagne, ce virage idéologique disqualifie le discours de souveraineté et de changement radical porté initialement par le mouvement. En concluant sur une note cinglante, il estime que le duo au sommet de l'État n'est « ni conséquent ni cohérent » face aux attentes du peuple sénégalais.


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