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Affaire Sonko–Mame Mbaye Niang : Mame Mbaye Niang dépose une plainte visant Sonko, Yassine Fall et Cheikh Diba

POLITIQUE
Mardi 17 Février 2026

Le bras de fer judiciaire entre l’ancien ministre Mame Mbaye Niang et le Premier ministre Ousmane Sonko s’intensifie. Selon Les Échos, Mame Mbaye Niang a saisi le procureur de la République d’une plainte visant trois membres du gouvernement : Ousmane Sonko, Yassine Fall (ministre de la Justice) et Cheikh Diba (ministre des Finances et du Budget). La plainte viserait également X pour complicité, d’après la même source.

Ce qui est reproché, selon la plainte

Toujours selon Les Échos, la plainte viserait  Ousmane Sonko et Yassine Fall pour faux et usage de faux, association de malfaiteurs et tentative d’escroquerie à jugement ; Cheikh Diba pour faux ; et X pour complicité.

Il s’agit, à ce stade, d’allégations portées par une partie dans un dossier très politisé. Aucune décision de justice n’a encore été rendue sur ces nouveaux faits rapportés.

Cette plainte s’inscrit comme une riposte à une autre séquence déjà engagée : la saisine de la Cour suprême par la ministre de la Justice en vue d’une révision du procès pour diffamation ayant opposé Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang.

Le cœur du conflit, c’est la question d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion du PRODAC, présenté comme un élément nouveau pouvant justifier une procédure de révision.

L’argument central de Mame Mbaye Niang : un “rapport IGF” contesté

Mame Mbaye Niang soutient que le document brandi comme “rapport IGF” serait en réalité un pré-rapport qui n’aurait jamais été formellement déposé, la mission n’ayant pas été finalisée. Il avance notamment que la procédure aurait été interrompue à la suite du décès du chef des vérificateurs, Samba Laobé Fall, alors que les travaux n’étaient pas bouclés.

Selon la plainte telle que rapportée, Mame Mbaye Niang affirme en outre que le Premier ministre aurait utilisé son statut pour faire “valider” des années plus tard ce document par le ministre des Finances, dans le but de l’exploiter dans le contentieux judiciaire. Dans cette version, Yassine Fall aurait ensuite utilisé ce document pour justifier la demande de révision devant la Cour suprême.

Pourquoi la plainte parle de “tentative d’escroquerie à jugement” ?

Dans le vocabulaire judiciaire, l’idée derrière une “escroquerie à jugement” renvoie généralement à la thèse d’une manœuvre destinée à tromper un juge (ou une juridiction) afin d’obtenir une décision favorable. En qualifiant les faits de “tentative”, la plainte laisse entendre — selon son auteur — que la manœuvre alléguée n’aurait pas nécessairement abouti, mais aurait été engagée.

Là encore, c’est un cadre d’accusation : il appartiendra au parquet d’apprécier s’il existe des éléments suffisants pour ouvrir une suite pénale, et à la justice de trancher.


Concrètement, après une plainte de ce type, plusieurs scénarios sont possibles : classement sans suite si le parquet estime les éléments insuffisants ou le fondement juridique fragile ; ouverture d’une enquête (DIC ou autre service) pour vérifications, auditions et collecte de pièces ; saisine d’un juge d’instruction si l’affaire est jugée complexe ou si la qualification pénale l’exige.

En parallèle, la procédure annoncée devant la Cour suprême sur la révision suit sa propre logique : elle peut avancer indépendamment de la plainte, même si les deux dossiers se répondent politiquement et médiatiquement.

Au-delà des aspects techniques, l’affaire se joue sur deux terrains. Sur le terrain judiciaire, l’enjeu est lourd : authenticité, statut et valeur probatoire d’un document présenté comme “nouveau”, et conditions dans lesquelles il a circulé.

Sur le terrain politique, chaque camp cherche à imposer un récit : pour l’un, il s’agit de défendre l’idée d’une réparation judiciaire ; pour l’autre, de dénoncer une manœuvre ou une instrumentalisation.

Dans cette séquence, la plainte de Mame Mbaye Niang ajoute une pression supplémentaire : elle tente de déplacer le débat de la “révision” vers une question plus explosive, celle d’un document présumé falsifié et d’une chaîne de responsabilités au sommet de l’État.

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