Cette décision intervient dans un contexte où le logement social reste l’un des sujets les plus sensibles du quotidien : forte demande urbaine, attentes sur la transparence de l’attribution, et critiques récurrentes sur la gouvernance du foncier et des programmes d’habitat. La SN HLM, au cœur de cet écosystème, concentre ainsi une part importante des espoirs (et des frustrations) liés à l’accès à un logement abordable.
Avec cette nomination, la nouvelle équipe est attendue sur des résultats concrets, notamment sur la relance de l’offre de logements sociaux et l’amélioration des procédures de gestion et d’attribution, alors que la question de la “redevabilité” et de l’efficacité publique reste très scrutée.
À ce stade, aucune motivation officielle détaillée n’a été rendue publique pour expliquer le remplacement de Bassirou Kébé. Plusieurs commentaires et interprétations circulent toutefois dans l’espace médiatique, certains liant ce départ à des tensions autour de la gouvernance et à des prises de parole publiques récentes — notamment sur la crise universitaire.
En héritant de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo prend la tête d’un chantier où l’exigence de résultats est immédiate : accélération des programmes, restauration de la confiance, lisibilité des critères d’attribution, et meilleure communication publique sur l’état d’avancement des projets.
Dans un climat où chaque mouvement administratif est lu à l’aune de la performance et de la transparence, ce changement de direction sera observé comme un indicateur de la capacité du gouvernement à “faire bouger” des secteurs fortement exposés à la demande sociale.

