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​Secteur FinTech au Sénégal : El Hadji Malick Guèye (Wave) prône un équilibre entre fiscalité et pouvoir d’achat

NTIC
Jeudi 19 Février 2026

Dans un entretien accordé à Financial Afrik, le Directeur général de Wave Sénégal, El Hadji Malick Guèye, a partagé sa vision sur les réformes réglementaires en cours et l'introduction de la Taxe sur les Transferts d'Argent (TTA). Si la licorne adhère à l’effort national, elle alerte sur la nécessité de préserver l’innovation et le consommateur.

Un engagement envers l'effort national, mais sous conditions
Le Sénégal traverse une phase de restructuration budgétaire majeure à travers son Plan de redressement économique et social (Pres). C'est dans ce cadre que les autorités ont instauré la TTA (Taxe sur les Transferts d’Argent), une mesure visant à mobiliser davantage de ressources domestiques auprès d'un secteur financier numérique en pleine explosion.

​Pour El Hadji Malick Guèye, la position de Wave est celle d'un partenaire responsable.
« Le patron de Wave Sénégal assure qu’ils comprennent pleinement les motivations de ladite taxe et adhèrent à l’objectif de contribution du secteur à l’effort national », rapporte le journal. Toutefois, cette adhésion n'est pas un chèque en blanc. Le dirigeant souligne que le cadre doit rester « juste et équilibré ».

Entretien exclusif avec El Hadji Malick Gueye, Directeur général de #Wave  Digital Finance https://t.co/4k7MQEmfGt

Le risque de "peser excessivement" sur le panier de la ménagère
L'enjeu majeur de cette taxe réside dans sa répercussion finale. Depuis son arrivée, Wave a radicalement transformé le paysage financier sénégalais en imposant le modèle du « 1% » sur les frais de transfert, boostant ainsi l'inclusion financière.

Une pression fiscale trop lourde ou mal conçue pourrait briser cet élan. Malick Guèye craint qu'une mise en œuvre rigide ne finisse par « peser excessivement sur le pouvoir d’achat des usagers », dans un contexte d'inflation mondiale. Pour les opérateurs, la marge de manœuvre est réduite. Une taxe mal ajustée pourrait freiner les investissements dans l'extension du réseau et les nouvelles infrastructures.

L'incertitude réglementaire : le frein à l'innovation
Au-delà de l'aspect purement monétaire, c'est la visibilité du secteur qui préoccupe la FinTech. « Le renforcement du cadre réglementaire et les discussions fiscales introduisent une part d’incertitude », signale le DG de Wave.

Pour qu'un secteur aussi dynamique que celui des services financiers mobiles continue de prospérer, deux piliers sont indispensables. Les investisseurs et les opérateurs ont besoin de règles stables pour planifier sur le long terme. El Hadji Malick Guèye insiste sur le fait que le dialogue entre les autorités et les acteurs du secteur est « essentiel pour garantir un cadre soutenable et favorable à l’innovation ».

Le message du patron de Wave est un appel à la concertation. Si le secteur financier numérique est devenu une "vache à lait" potentielle pour l'État, il reste également le principal moteur de la bancarisation des populations rurales et précaires. L'enjeu pour le gouvernement sénégalais sera donc de collecter l'impôt sans étouffer la poule aux œufs d'or, garantissant ainsi que le Sénégal demeure le hub FinTech de l'Afrique de l'Ouest.  

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