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Tragédie à Kaffrine : L’adjointe au maire Astou Ba succombe à ses blessures après trois mois de coma

POLITIQUE
Jeudi 19 Février 2026

La commune de Kaffrine est en deuil. Aïssatou Bâ, dite Astou Bâ, deuxième adjointe au maire, a rendu l'âme ce mercredi 18 février 2026. Victime de violents affrontements politiques en décembre dernier, elle n'a jamais repris connaissance.

Un drame né d’une « récupération politique » contestée

Tout commence fin décembre 2025, lors d'une cérémonie qui aurait dû être un moment de célébration pour l'éducation locale : la remise des clés de salles de classe réhabilitées dans les écoles 3 et 4 de Kaffrine.

Selon les témoignages recueillis à l'époque, la tension est montée d’un cran lorsque des militants du parti Pastef ont interrompu l'événement, accusant le maire Abdoulaye Seydou Sow de procéder à une « récupération politique ». Ils soutenaient que ces réhabilitations étaient des réalisations directes du gouvernement central et non de la municipalité.

L’engrenage de la violence

La dispute, initialement verbale à l’école 4, s'est muée en une véritable bataille rangée à l’école 3. Des jets de pierres et de projectiles divers ont opposé les partisans du maire à ceux du parti au pouvoir. C’est au cœur de ce chaos qu’Astou Ba a été mortellement atteinte. Un morceau de brique de pavé l’a frappée violemment à la tête, provoquant un traumatisme crânien sévère.

Décès d'Astou Ba : L'adjointe au maire de Kaffrine succombe à ses blessures  après les violences de décembre

Trois mois de lutte pour la survie

Évacuée dans un état critique vers l’hôpital Thierno Birahim Ndao de Kaffrine, son état a nécessité un transfert d'urgence vers les services spécialisés de Touba. Malgré plusieurs interventions et une prise en charge intensive, l’élue locale est restée plongée dans un coma profond pendant plus de 90 jours. Sa disparition laisse une ville sous le choc et une famille politique meurtrie.

Au-delà de l'émotion, ce décès relance le débat sur la violence politique au Sénégal.

  • L'enquête judiciaire : Plusieurs arrestations avaient été opérées au lendemain des faits. Avec le décès de la victime, les charges pourraient être requalifiées en « homicide involontaire » ou « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

  • Un climat délétère : Les deux camps (majorité municipale et pouvoir central) continuent de se rejeter la responsabilité de l'incident. Les observateurs locaux redoutent que ce drame ne serve de combustible à de nouvelles tensions à l'approche des prochaines échéances.

Astou Ba était décrite par ses administrés comme une femme engagée, très active dans le tissu social de Kaffrine. Son décès intervient dans une semaine particulièrement sombre pour le pays, marquée également par les tensions à l'UCAD après la mort de l'étudiant Abdoulaye Ba.


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