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Crise agricole, drame à l'UCAD et urgence sociale : Le réquisitoire sans concession de Me Aïssata Tall Sall

POLITIQUE
Mardi 24 Février 2026

Le climat était à l'orage ce mardi à l'Assemblée nationale. Lors de la séance des questions d'actualité, la députée et ancienne ministre Me Aïssata Tall Sall a porté la voix des secteurs en crise. Entre promesses agricoles non tenues et tensions universitaires meurtrières, elle a interpellé le Premier ministre sur l'urgence d'un "remède" qui ne soit pas pire que le mal.

Le bassin arachidier au bord de l'asphyxie

C'est par le dossier brûlant de l'agriculture que la parlementaire a ouvert son intervention. Rappelant les engagements pris par Ousmane Sonko lors de sa tournée à Kolda, elle a pointé un écart abyssal entre les promesses et la réalité statistique.

Selon Me Aïssata Tall Sall, l'objectif de rachat de 450 000 tonnes par l'État est loin d'être atteint : au 30 janvier, seules **100 000 tonnes auraient été collectées.

« Il reste dans les bras du paysan 324 000 tonnes, alors que l'hivernage arrive dans quatre mois », a-t-elle alerté, peignant le spectre d'une détresse économique profonde pour le monde rural face à ces invendus massifs.

 Tragédie à l'UCAD : « Le remède a été pire que le mal »

Le second volet de son réquisitoire a concerné la crise universitaire, marquée par le décès tragique de l'étudiant Cheikh Abdoulaye Dièye à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Tout en présentant ses condoléances à la famille, la députée a fustigé la stratégie sécuritaire du gouvernement.

Répondant à l'argument de la "prévention" invoqué par l'exécutif pour justifier l'intervention des forces de l'ordre, Me Aïssata Tall Sall a eu des mots très durs : « Si c'était pour empêcher que le restaurant et la bibliothèque brûlent, finalement on s'en est sorti avec un mort. » Elle a exhorté le ministre de l'Enseignement supérieur à privilégier le dialogue et à régler enfin la question du paiement des bourses pour ramener la sérénité dans les campus.

Précarité sociale : l'attente des familles vulnérables

L'ancienne cheffe de la diplomatie sénégalaise a élargi le débat à la situation des ménages les plus démunis. Elle a déploré les retards persistants dans le versement des **bourses de sécurité familiale**. En cette période de ramadan et à l'approche du carême chrétien, ces retards accentuent la vulnérabilité de milliers de foyers qui comptent sur cette aide pour subsister.

Me Aïssata Tall Sall a placé le Premier ministre face à ses responsabilités. Loin des joutes oratoires habituelles, elle a exigé des réponses claires : « Quelles sont les mesures concrètes pour apaiser cette situation sociale si nous voulons avancer ? »

 

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