Des ponctions salariales d'une ampleur inédite
Selon les informations relayées par plusieurs quotidiens, dont L’As et Le Quotidien, les enseignants ayant observé des mouvements de grève entre janvier et février ont constaté des retenues sur salaires jugées « drastiques ». Les ponctions, qui s'élèveraient entre 100 000 et 200 000 F CFA selon les cas, ne concernent pas uniquement les jours de débrayage mais impactent également certaines indemnités.
Cette mesure est perçue par les organisations syndicales comme une « douche froide » alors que des discussions pour un dénouement pacifique étaient espérées. Pour la presse nationale, ce tour de vis financier démontre un durcissement manifeste de la position de l'État, qui choisit d'appliquer strictement la règle du service fait face aux récents mouvements d'humeur.
Sécurisation des établissements : la fin de l'impunité
Parallèlement à ce conflit social, le ministère de l'Éducation nationale fait face à un défi sécuritaire croissant dans la capitale. Sud Quotidien rapporte une recrudescence d'actes de violence et d'intrusions inopinées dans plusieurs collèges du quartier Dakar-Plateau.
En réponse, les autorités éducatives ont publié un communiqué officiel ce mercredi 25 février annonçant une stratégie de fermeté. Le plan d'action ministériel repose sur deux piliers : le renforcement immédiat des dispositifs de sécurité aux abords et à l'intérieur des établissements, et l'engagement de poursuites judiciaires systématiques contre les élèves impliqués dans des actes de vandalisme ou de violence. Des sanctions administratives sévères sont également prévues pour restaurer l'ordre au sein de l'espace scolaire.
Une gestion régalienne affirmée
Ces développements s'inscrivent dans une ligne de conduite globale du gouvernement, axée sur la valorisation du patrimoine et la protection civile. Entre la rigueur budgétaire appliquée aux grévistes et la réponse sécuritaire aux intrusions scolaires, les autorités affichent une volonté de reprendre la main sur la gestion des institutions publiques, malgré les risques de crispations sociales prolongées.
