Menu


« Deux ans de règne et rien ne va » : Le diagnostic sans complaisance d’Anta Babacar Ngom devant Ousmane Sonko

POLITIQUE
Mardi 24 Février 2026

Lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, la députée Anta Babacar Ngom a porté une attaque frontale contre la gestion du gouvernement. Entre "théories" économiques et détresse sociale, l'élue a exigé des actes concrets face à un Premier ministre qu'elle juge enfermé dans le diagnostic.

Anta Babacar Ngom n'a pas utilisé de gants diplomatiques pour dresser le bilan des deux premières années de l'ère Sonko. Si elle reconnaît que le gouvernement a posé un diagnostic sévère sur la gestion du régime précédent — citant la surfacturation à 17 %, le détournement de 40 % du budget ou encore la « dette cachée » — elle estime que le temps de l'explication est révolu.

« À quand la pose de la première pierre ? À quand les bonnes nouvelles qui redonneront espoir au peuple sénégalais ? », s'est-elle exclamée devant l'hémicycle.

Pour la députée, le décalage entre les discours officiels et le quotidien des Sénégalais devient insupportable : « Vos projets sont là, mais ce ne sont que des théories. En ce qui concerne la réalisation, on n’a rien vu en deux ans. Rien n’a changé. »

Éducation et Santé : des secteurs en souffrance

Le tableau brossé par la parlementaire est celui d'un pays à l'arrêt, marqué par une instabilité chronique dans les services sociaux de base. Anta Babacar Ngom a pointé du doigt la paralysie des secteurs stratégiques de la santé et de l’éducation, dénonçant des grèves à répétition qui hypothèquent l'avenir de la jeunesse et la prise en charge des malades.

Elle a exhorté le Premier ministre à rompre le silence et à rétablir le dialogue : « S’il vous plaît, parlez aux étudiants et écoutez-les. »

L'affaire des détenus au Maroc : un échec diplomatique ?

Le point d'orgue de son intervention a concerné le volet humain et diplomatique. La députée a interpellé Ousmane Sonko sur le sort des ressortissants sénégalais incarcérés au Maroc, une question qui suscite une vive émotion au sein des familles.

Le reproche est direct, presque personnel : « En ce qui concerne les détenus au Maroc, comment avez-vous pu aller jusqu’au Maroc et revenir sans nos enfants ? » Par cette question, Anta Babacar Ngom pointe une forme d'impuissance, voire d'indifférence, de la part de l'exécutif face à la détresse des compatriotes à l'étranger.

Ce réquisitoire se veut l'écho d'une fatigue sociale grandissante. En martelant que « les Sénégalais sont fatigués », Anta Babacar Ngom place le gouvernement face à un défi de taille : transformer les promesses de rupture en réalités tangibles avant que l'espoir ne cède définitivement la place à la désillusion.


Nouveau commentaire :

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | SPORT | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV & RADIO | TRIBUNE LIBRE | CONFIDENTIEL | COUP DE COEUR | COUP DE GUEULE | PORTRAIT | LETTRE DU JOUR | VU SUR FACEBOOK | FORCES ARMEES ET POLICE | FAITS DIVERS | INSOLITE | ILS ONT OSE LE DIRE | MEDIAS | EDITORIAL | COMMUNIQUE | NECROLOGIE | PUBLIREPORTAGE | NTIC | SANTE | JUSTICE | DIPLOMATIE | DIPLOMATIE | GUEST EDITORIALISTE | ENVIRONNEMENT | INSTITUTIONS | RELIGION | EDUCATION | AGRICULTURE | PAROLE DE CAMPAGNE | Antivirus, la chronique d'Abdoulaye Der | COVID-19 | Assemblée Nationale | Echos des Locales 2022







google.com, pub-1148023042834496, DIRECT, f08c47fec0942fa0