Selon les éléments rapportés, l’audience de ce lundi constitue une étape-clé : la Cour suprême est appelée à apprécier la régularité et/ou la pertinence juridique de l’arrêt contesté, rendu par la Chambre d’accusation. En pratique, le dossier se situe à l’intersection de deux impératifs souvent difficiles à concilier :
- la continuité de l’instruction et la préservation des objectifs de la détention (garanties de représentation, prévention d’une pression sur l’enquête, etc.) ;
- et la protection de la santé du mis en cause, lorsque des médecins estiment la détention incompatible avec son état.
- association de malfaiteurs,
- complicité d’escroquerie sur les deniers publics,
- blanchiment de capitaux,
- abus de biens sociaux.
Le feuilleton judiciaire s’est accéléré avec la question médicale. D’après les informations fournies une expertise puis une contre-expertise auraient conclu que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec la détention ; le magistrat instructeur, après avoir requis les avis de deux spécialistes, aurait néanmoins décidé d’un placement au Pavillon spécial ; saisie, la Chambre d’accusation aurait opté pour une solution intermédiaire : transfert vers un centre hospitalier, plutôt qu’une remise en liberté.
Cette décision n’a pas satisfait la défense, qui a formé un pourvoi, espérant obtenir la liberté provisoire.
Ce que la Cour suprême peut (ou ne peut pas) trancher
En règle générale, la Cour suprême ne rejoue pas tout le dossier “sur le fond” : elle examine surtout si la décision attaquée respecte le droit et la procédure. L’audience pourrait donc aboutir à plusieurs issues typiques :
- Rejet du pourvoi : l’arrêt ordonnant l’hospitalisation serait maintenu.
- Cassation (annulation) : si un vice de procédure ou de motivation est retenu, la décision pourrait être annulée et l’affaire renvoyée pour être rejugée.
- Réorientation : selon la portée du contrôle, la Cour peut ouvrir la voie à une nouvelle appréciation de la demande de liberté provisoire.

