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Mame Matar Gueye, JAMRA: "Ousmane Sonko fait de tout ceux qui combattent les homosexuels un ennemi"

POLITIQUE
Mercredi 25 Février 2026

Quelques heures seulement après les déclarations fermes du Premier ministre Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale, Mame Matar Gueye a reagi en soutenant au cours de l'emission Encore+ de la 2STV qu'Ousmane Sonko fait de tout ceux qui combattent les homosexuels un ennemi.

L'ONG Jamra a aussi réagi avec vigueur. Loin de reculer après le retrait de la protection sécuritaire de son leader, l'organisation réaffirme sa mission de « veille » et invoque les figures tutélaires du pays pour légitimer son combat.

Jamra en « bouclier » des institutions judiciaires

Alors qu'Ousmane Sonko a insisté sur le fait que la gestion des mœurs est une prérogative exclusive de l'État, l'ONG Jamra a choisi de marquer son soutien aux acteurs de terrain. Dans une note officielle, Mame Mactar Guèye et ses collègues ont réitéré leur appui indéfectible au commandant de brigade de la gendarmerie de Keur Massar ainsi qu'au procureur Saliou Dicko.

L’organisation dit prier pour leur protection « jusqu’au démantèlement total de tous les lobbies LGBT locaux », une manière de signifier que, pour elle, l'action citoyenne doit accompagner l'appareil sécuritaire.

Un ancrage religieux face au discours régalien

Pour contrer l'argumentation institutionnelle du Premier ministre, Jamra a convoqué l'histoire et la foi. En invoquant les noms de Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick Sy, Baye Niasse et Seydina Limamou Laye, l'ONG entend rappeler que sa position s'appuie sur le socle des valeurs traditionnelles et religieuses du Sénégal.

Elle réaffirme ainsi son « opposition radicale à toute forme de reconnaissance ou de tolérance de l’homosexualité », se présentant comme le rempart moral du pays, là où le gouvernement prône une gestion froide et administrative de la loi.

Pour rappel, le Premier ministre avait fermement condamné, devant les députés, les méthodes de « naming » (publication de noms) utilisées par certains activistes.

« Rien ne les autorise à publier les noms des gens sous prétexte qu’ils sont homosexuels. C’est une question régalienne », avait-il martelé.

Ousmane Sonko était allé plus loin en révélant avoir ordonné personnellement au ministère de l'Intérieur le retrait de la protection sécuritaire dont bénéficiait Mame Mactar Guèye, jugeant ses initiatives individuelles « excessives » et contraires au secret de l'instruction.

Ce face-à-face illustre une tension croissante au Sénégal. D'un côté, un pouvoir exécutif soucieux de préserver l'État de droit, le secret médical et la dignité des familles ; de l'autre, une partie de la société civile religieuse qui estime que l'urgence morale justifie des méthodes d'alerte plus radicales. Entre le retrait des gardes du corps et l'invocation des saints, le dialogue semble désormais rompu entre la Primature et l'ONG.

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