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Mame Matar Gueye sous protection de la BIP: Le « deux poids, deux mesures » dénoncé par Seydi Gassama

POLITIQUE
Lundi 23 Février 2026

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, s'est exprimé sans détour lors d'un entretien accordé à Senegal7 Tv. Tout en saluant la protection accordée à Mame Mactar Guèye (Jamra) par la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), le défenseur des droits de l'homme a déploré l'absence de mesures similaires face aux menaces de mort dont il fait lui-même l'objet. C’est un cri du cœur mâtiné d’une exigence de cohérence républicaine. Seydi Gassama, figure emblématique de la société civile sénégalaise, a révélé vivre sous la pression constante de menaces sérieuses, sans pour autant bénéficier du soutien des unités d'élite de la police nationale.

Un soutien de principe à Mame Mactar Guèye

Malgré son propre sentiment d'abandon par les services de sécurité, Seydi Gassama refuse de tomber dans la remise en cause systématique. Il a tenu à valider le déploiement de la BIP pour assurer la protection du leader de l'organisation Jamra, Mame Mactar Guèye.

« Si Mame Makhtar Gueye subit des menaces, il doit être protégé. L’Etat a l’obligation de le faire. Donc, j’apprécie ce que la BIP a fait à sa juste valeur », a-t-il affirmé, rappelant que la sécurité des citoyens menacés est un devoir régalien.

« Les gens de Macky Sall m’ont tout fait »

Le contraste est toutefois amer pour le patron d'Amnesty Sénégal. Il a profité de cette tribune pour rappeler la violence des attaques qu'il subit depuis plusieurs années :

 Il affirme être la cible de pressions constantes, notamment de la part de partisans de l'ancien régime. « Les gens de Macky Sall m’ont tout fait ; menaces de mort et tout », a-t-il martelé.

 Contrairement à d'autres figures publiques, Seydi Gassama souligne qu'aucun détachement de la BIP ne lui a jamais été envoyé pour garantir son intégrité physique, malgré la gravité des faits signalés.

Une offensive prévue contre l'impunité sur Facebook

Au-delà de la réponse étatique, Seydi Gassama pointe du doigt la responsabilité des plateformes numériques dans la prolifération des discours de haine. Il a annoncé son intention de saisir directement le géant américain Facebook.

Son objectif est clair : pousser le réseau social à une collaboration plus étroite avec la police sénégalaise. « Je vais écrire à Facebook pour leur demander qu’en cas de menaces de mort contre quelqu’un, si la police les sollicite, ils collaborent pour aider aux arrestations », a-t-il expliqué. Pour lui, la localisation des coupables, qu'ils soient au Sénégal ou à l'étranger (notamment au Maroc), ne doit plus être un obstacle à la justice.


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