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Me Massokhna Kane prône la fermeté face à la « souplesse » de l’État: « Pas de travail, pas de salaire »

SOCIETE
Lundi 13 Avril 2026

Alors que le débat public s’enflamme régulièrement sur la rigidité supposée des autorités face aux revendications syndicales, Me Massokhna Kane, président de SOS Consommateurs, prend tout le monde à contre-pied. Pour lui, le diagnostic est clair : si le service public tangue, c’est parce que l’État fait preuve de trop de mollesse.

L’inflation syndicale : un frein au dialogue

Me Kane pointe du doigt un mal profond : la prolifération anarchique des organisations. Selon lui, la multiplication des syndicats — à l’image de celle des partis politiques — ne favorise pas la démocratie, mais fragilise la cohérence des négociations. Des interlocuteurs trop nombreux et des luttes internes qui empêchent toute discussion structurée avec les pouvoirs publics.

« Pas de travail, pas de salaire » : Un principe non négociable

Sur le dossier brûlant des ponctions sur les salaires des grévistes, notamment dans l’éducation, l’avocat se montre intraitable. Il rappelle une règle de base de la gestion des deniers publics : la rémunération est la contrepartie d'un service rendu.

« Celui qui n’a pas travaillé ne doit pas être payé », tranche-t-il sans détour.

Il souligne qu'au Sénégal, contrairement à de nombreux pays où les syndicats disposent de caisses de grève pour soutenir leurs membres, l'attente d'un salaire complet malgré l'absence de service s'apparente à un usage injustifié des ressources de la nation. Tout en rappelant que ces ponctions doivent rester dans les limites légales de saisie, il appelle à la fin de « l'exception sénégalaise » sur ce point.

Discipline et protection des élèves

L'impact des mouvements sociaux sur les usagers, et particulièrement les élèves, est au cœur de ses préoccupations. Me Kane dénonce un déficit d’autorité criant lorsque des étudiants en grève empêchent physiquement leurs camarades de suivre les cours.  Les élèves sont les premières victimes des bras de fer prolongés. Une restauration immédiate de la discipline. Seule l'autorité de l'État peut, selon lui, mettre fin à ces pressions inacceptables au sein de l'espace scolaire.

Pour un « Nouveau Contrat Social » dans les secteurs clés

Au-delà de la critique, le président de SOS Consommateurs propose une réforme structurelle audacieuse pour l’éducation, la santé et la justice. Son idée ? S’inspirer du modèle des forces de défense et de sécurité.

our Me Kane, il est paradoxal que les secteurs les plus utiles à la société soient les moins bien traités et les plus exposés aux recrutements politiques au détriment de la compétence.

Me Massokhna Kane appelle à un rééquilibrage urgent. Si l’État a l’obligation d’anticiper les crises et d’améliorer les conditions de travail, les syndicats doivent, de leur côté, intégrer les impératifs de la continuité du service.

 


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