Alors que Téhéran dénonce une « guerre psychologique », le président américain Donald Trump a affirmé avec certitude que le Guide suprême Ali Khamenei a été éliminé lors des frappes conjointes américano-israéliennes. Cette annonce a déclenché une onde de choc mondiale, entre appels au soulèvement et craintes d'un embrasement régional.
Donald Trump : « La justice est faite »
Depuis son réseau Truth Social et lors d'interviews télévisées sur NBC et ABC, le président Donald Trump n'a pas mâché ses mots. Qualifiant Ali Khamenei de « l'un des hommes les plus maléfiques de l'histoire », il a déclaré que sa mort représentait une forme de justice non seulement pour les Iraniens, mais pour tous les Américains victimes de la politique de Téhéran.
« Nous sommes certains que c’est une histoire correcte. La plupart de ceux qui prennent les décisions sont partis », a affirmé le président, précisant que le Guide suprême n'avait rien pu faire face aux « systèmes de suivi sophistiqués » des États-Unis et d'Israël.
Donald Trump a présenté ce moment comme la « plus grande opportunité » pour les Iraniens de reprendre le contrôle de leur pays. Il a également lancé un ultimatum aux membres du Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC) et à la police : « Maintenant, ils peuvent avoir l'immunité, plus tard, ils n'auront que la mort ! »
Poursuite des opérations militaires
Loin d'annoncer une désescalade, le président américain a prévenu que les « bombardements lourds et chirurgicaux » se poursuivraient tout au long de la semaine, ou aussi longtemps que nécessaire, pour atteindre l'objectif d'une « paix durable au Moyen-Orient ». Selon la Maison Blanche, l'opération vise à neutraliser définitivement les ambitions nucléaires de l'Iran et ses capacités de projection régionale.
Réactions internationales : un monde divisé
La communauté internationale réagit avec une extrême prudence, partagée entre soutien à l'action militaire et effroi devant l'escalade :
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Israël : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a renforcé les propos de Trump, déclarant que le complexe de Khamenei avait été détruit et qu'il y avait de « nombreux signes » que le « tyran » n'existait plus.
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ONU : Le Secrétaire général Antonio Guterres a exprimé ses profonds regrets face au fait que l'opportunité d'une solution diplomatique ait été « gaspillée ». Il a affirmé ne pas être en mesure de confirmer officiellement le décès du Guide suprême.
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Russie et Chine : Les deux puissances ont vivement condamné les frappes, les qualifiant de violations flagrantes de la souveraineté nationale et de menaces pour la sécurité mondiale.
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Europe : Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne (E3) ont appelé à la retenue et au retour au dialogue, craignant une guerre régionale totale.
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Téhéran : Les autorités iraniennes ont officiellement nié la mort du Guide, qualifiant les rapports occidentaux de « guerre mentale ». Cependant, des sources locales rapportent un état de confusion intense au sein de l'appareil sécuritaire iranien après les frappes sur les centres de commandement.
Un tournant historique
Si la mort de Khamenei est confirmée, elle marquerait la fin d'un règne de 37 ans et le début d'une ère d'incertitude totale pour la République islamique. Entre les appels de Donald Trump au renversement du régime et les menaces de « réponse écrasante » de la part des survivants de l'état-major iranien, le Moyen-Orient entre dans une phase de turbulence dont l'issue reste imprévisible.
