Menu


Ousmane Sonko rappelle à l'ordre les cadres de Pastef sur les 10 % de leur salaire du au PASTEF

POLITIQUE
Lundi 16 Mars 2026

Le principe de solidarité militante est mis à rude épreuve au sein de la formation au pouvoir. Alors que le règlement intérieur de Pastef impose à chaque membre nommé ou élu de reverser 10 % de son salaire au parti, les caisses peinent à se remplir comme prévu.

Lors d'une rencontre ce week-end, le Premier ministre et leader du parti, Ousmane Sonko, a fermement invité ses camarades à éponger leurs arriérés de cotisations.

La règle des 10 % : Un contrat moral et politique
Depuis sa création, Pastef a bâti une partie de son modèle économique sur l'autofinancement pour garantir son indépendance. Cette stratégie repose sur une contribution systématique de ses cadres appelés à servir l'État.

Ministres, députés, directeurs généraux, maires ou encore présidents de conseil d’administration : aucun « Patriote » occupant une station étatique n'est exempté de cette dîme politique de 10 %.

Cet effort de guerre vise à financer le fonctionnement permanent du parti, ses activités de terrain et sa communication, loin des financements occultes souvent décriés par la formation.

Un constat de déséquilibre financier
Malgré l'accession au pouvoir et la multiplication des nominations de cadres du parti à des postes stratégiques, les flux financiers vers le trésorier national ne suivent pas la cadence des décrets.

Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, le sujet a occupé une place centrale lors des réunions du week-end dernier.

Face à Ousmane Sonko, certains responsables ont dû justifier des retards de paiement qualifiés d'« arriérés ». Le leader du parti a été on ne peut plus clair : il a été demandé à tous ceux qui sont en poste de « se mettre à jour » sans délai.

Un test pour la discipline militante
Cette situation soulève la question de la gestion du « train de vie » des nouveaux hauts fonctionnaires. Entre les sollicitations sociales croissantes auxquelles font face les élus et les charges liées à leurs nouvelles fonctions, certains semblent avoir relégué la cotisation partisane au second plan.

Pour Pastef, l'enjeu est double :

Financier : Maintenir une force de frappe logistique alors que les prochaines échéances électorales et les défis de structuration nationale se profilent.

Éthique : Rester cohérent avec le discours de « rupture » et de don de soi prôné durant les années d'opposition.

Cette mise au point d'Ousmane Sonko rappelle que le service de l'État ne doit pas faire oublier le devoir envers l'appareil politique qui a porté le « Projet ».

Le parti surveille désormais de près la réactivité de ses cadres pour renflouer des caisses jugées insuffisantes par rapport au nombre de nominations effectuées depuis mars 2024.

Nouveau commentaire :

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | SPORT | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV & RADIO | TRIBUNE LIBRE | CONFIDENTIEL | COUP DE COEUR | COUP DE GUEULE | PORTRAIT | LETTRE DU JOUR | VU SUR FACEBOOK | FORCES ARMEES ET POLICE | FAITS DIVERS | INSOLITE | ILS ONT OSE LE DIRE | MEDIAS | EDITORIAL | COMMUNIQUE | NECROLOGIE | PUBLIREPORTAGE | NTIC | SANTE | JUSTICE | DIPLOMATIE | DIPLOMATIE | GUEST EDITORIALISTE | ENVIRONNEMENT | INSTITUTIONS | RELIGION | EDUCATION | AGRICULTURE | PAROLE DE CAMPAGNE | Antivirus, la chronique d'Abdoulaye Der | COVID-19 | Assemblée Nationale | Echos des Locales 2022







google.com, pub-1148023042834496, DIRECT, f08c47fec0942fa0