Entre hommage solennel aux militaires tombés au front et déclaration de guerre à la culture du cannabis, le chef du gouvernement a réaffirmé la ligne de fermeté de l'État pour une sécurisation définitive de la région.
Par la rédaction de L'Essentiel.sn
C’est un message de détermination que le Premier ministre a choisi de délivrer depuis ses terres de Ziguinchor. En ce jour de fête religieuse, l’actualité sécuritaire a pris le dessus, marquée par de récents accrochages entre l’armée sénégalaise et des éléments armés dans les zones de forêt.
Hommage aux « Jambar » et soutien aux blessés
Dès l'entame de son propos, Ousmane Sonko a tenu à saluer la mémoire des soldats ayant perdu la vie lors des dernières opérations de sécurisation. Qualifiant leur engagement d'exemplaire, il a assuré que la Nation ne les oublierait pas.
Le Premier ministre a également insisté sur le suivi des militaires blessés, affirmant que l'État mobiliserait tous les moyens nécessaires pour leur prise en charge médicale et sociale. « Nos forces de défense et de sécurité font un travail remarquable dans des conditions difficiles ; elles ont le soutien total du gouvernement », a-t-il déclaré.
Le cannabis en ligne de mire : « Une question de santé publique »
L’autre volet majeur de son intervention concerne l’économie souterraine qui alimente l’instabilité dans la région. Ousmane Sonko a pointé du doigt la culture du cannabis, souvent utilisée par les groupes armés comme source de financement.
Pour le chef du gouvernement, la lutte contre ces plantations illicites n'est pas seulement sécuritaire, elle est sanitaire. « Il s’agit d’une question de santé publique », a-t-il martelé, signalant que l'État ne reculerait devant rien pour éradiquer ces pratiques qui hypothèquent l'avenir de la jeunesse et la stabilité de la Casamance.
Vers une sécurisation durable
En encourageant les forces armées à poursuivre leurs opérations de démantèlement des bases rebelles et des champs de chanvre indien, Ousmane Sonko envoie un signal clair : la paix en Casamance passera par le rétablissement de la loi sur chaque centimètre carré du territoire.
Cette sortie, empreinte de fermeté, montre que pour les nouvelles autorités, la résolution du conflit casamançais passe par une lutte sans concession contre les activités illicites qui le font perdurer.
