Professeur Abdoulaye Bousso : «Nous sommes sous stress»

COVID-19
Samedi 6 Juin 2020

Professeur Abdoulaye Bousso : «Nous sommes sous stress»
Le Professeur Abdoulaye Bousso tire la sonnette d’alarme. Le Directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) prédit une augmentation des cas communautaires, une hausse des cas graves et éventuellement une courbe ascendante des cas de décès si les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires ne sont plus respectées par les populations.
 
Il a ainsi alerté ce matin en faisant le point sur les différents indicateurs qu’il faudrait analyser pour lutter contre la maladie. « Il faut analyser l’indicateur des cas communautaires. Aujourd’hui c’est la question phare. Si aujourd’hui, les personnes ne respectent pas les mesures barrières, il faudra s’attendre à l’augmentation des cas communautaires. Il faut que les mesures barrières soient respectées », prévient Pr Bousso.
 
Le médecin d’ajouter : « Nous sommes actuellement sous stress lié à la gestion de cette pandémie. Il n’est pas évident pour un système de santé d’absorber 4 mille patients ». A son avis, l’analyse des cas communautaires devra se faire différemment. Car, alerte-t-il, ces cas vont être de plus en plus importants. Dans le même ordre d’idée, il a demandé la protection des personnes vulnérables. C’est-à-dire les personnes âgées et celles qui ont des maladies chroniques. Il rappelle que la majorité des jeunes 20 à 40 sont des personnes asymptomatiques et constituent des risques sur les sujets vulnérables. De ce fait, il estime qu’il est important qu’on puisse mettre l’accent sur ces groupes vulnérables.
 
Abdoulaye Bousso recommande également de mettre l’accent sur les cas graves qui, à ce jour, sont au nombre de 18 pris en charge dans les différents centres de traitement. A l’en croire, les cas graves pourraient augmenter si les mesures barrières sont foulées aux pieds. « Ce qui est sûr c’est que le virus est en train de circuler dans le pays.

Ce n’est pas parce que la libre circulation des personnes a été autorisée que la maladie va disparaitre. La maladie est toujours là, sa transmission est active et elle se poursuit. C’est aujourd’hui, plus qu’encore, qu’il faut respecter les mesures parce que l’indicateur des cas graves risquent d’augmenter et nos hôpitaux n’auront pas la capacité de faire face à ces cas graves », avertit avec inquiétude le médecin.
 

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