Cette décision marque un tournant dans la stratégie de connectivité du pays, répondant ainsi aux nombreuses interrogations des parlementaires sur l'opérationnalisation des services de l'entreprise d'Elon Musk sur le territoire national.
L’impact financier de ce partenariat s'avère massif pour les caisses de l'État. Selon les précisions du ministre, cet accord devrait générer une économie substantielle de 64 milliards de francs CFA. Ce gain s'explique notamment par la réduction des investissements publics nécessaires dans les infrastructures physiques traditionnelles, souvent coûteuses et complexes à déployer.
En s'appuyant sur la technologie satellitaire, le gouvernement choisit une voie d'optimisation budgétaire tout en accélérant la modernisation du réseau national.
Au-delà des chiffres, l'enjeu social demeure la priorité de cette licence. Le déploiement de Starlink vise à connecter près d'un million de Sénégalais, en ciblant prioritairement les populations situées dans les zones rurales et reculées.
Ces localités, jusqu'ici victimes d'une fracture numérique persistante, pourront bénéficier d'un accès internet haut débit sans dépendre de l'extension de la fibre optique. Cette initiative s'inscrit directement dans la volonté gouvernementale de garantir une équité territoriale en matière de services numériques.
La souveraineté et le contrôle ne sont pas en reste dans ce nouveau cadre réglementaire. Alioune Sall a tenu à rassurer les députés en précisant que l’opérateur sera soumis à une surveillance stricte. Un audit annuel sera systématiquement réalisé pour vérifier le respect des obligations contractuelles, sous l'égide de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).
Ce mécanisme de suivi garantit que l'activité de Starlink restera conforme au Code des communications électroniques, assurant ainsi une intégration harmonieuse et sécurisée dans l'écosystème technologique sénégalais.
