Au deuxième jour de sa tournée économique, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu, dimanche après-midi, à Coubalan, une commune du département de Bignona, pour visiter une digue anti-sel, un ouvrage qui a permis, selon lui, “de restaurer 550 hectares de terres agricoles dégradées, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives au développement de l’agriculture locale”.
“Cette infrastructure a contribué à restaurer 550 hectares de terres auparavant affectées par la salinisation, en les rendant à nouveau propices à l’agriculture pour les communautés locales, dont l’activité principale est la riziculture. L’impact est donc considérable”, a-t-il dit en présence des autorités administratives et territoriales ainsi que des membres du gouvernement.
“Cet ouvrage est le résultat d’un travail d’ingénierie rigoureux”, a-t-il ajouté, saluant les efforts ayant permis la construction de cette digue longue de plusieurs kilomètres. Il a souligné que le ministère de la Sécurité alimentaire et de l’Élevage, en collaboration avec le PROVAL-CV, a mis en place un encadrement structuré en vue de renforcer les capacités des populations locales.
“Des coopératives agricoles communautaires sont également prévues pour améliorer l’organisation des producteurs et stimuler la productivité des terres, le potentiel de la mangrove, de l’élevage et de l’apiculture, avec l’implantation de ruches dans la zone”, a ajouté le chef de l’État.
Le président de la République a relevé que l’organisation des populations, le renforcement des moyens de production et l’accompagnement technique sont essentiels pour optimiser la production agricole et progresser vers l’objectif de sécurité alimentaire durable. Réalisée par le Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur (PROVAL-CV), la digue vise à protéger les terres agricoles contre l’intrusion des eaux salées, favorisant ainsi le développement des cultures pluviales et la préservation des zones de mangrove et de vasières.
Située en zone rurale, l’infrastructure ceinture les villages de Coubalan, Finthiock et de Djilacoune et contribue à la protection des forêts claires ainsi que des zones de culture. Elle constitue un projet structurant pour le développement agricole et la sécurisation 600 à 1 000 hectares des terres contre l’avancée du sel. Les populations et les autorités locales ont salué cette initiative, qui illustre l’engagement de l’État à soutenir les communautés rurales dans la lutte contre les effets de la salinisation des terres.
En visite à Dar es Salaam, dans la commune de Nyassia, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé sa détermination à instaurer une paix durable en Casamance, condition essentielle au retour définitif des populations déplacées et à la relance économique de la région.
Le chef de l'État a, au cours de cette tournée, placé la question du retour des populations au cœur de son message. « La paix vaut tous les sacrifices », a-t-il déclaré, soulignant que le retour des communautés dans les zones autrefois abandonnées constitue une priorité absolue de l'action gouvernementale. S'exprimant devant les populations et les acteurs impliqués dans le processus de stabilisation, Bassirou Diomaye Faye a salué les efforts menés dans la dépollution des terres et l'accompagnement des communautés, notamment par l'Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), le Centre national d'action antimines au Sénégal (CNAMS), le PUMA et leurs partenaires.
Le président de la République a toutefois rappelé que ce retour ne peut être “efficace et durable” que si les conditions de sécurité, de réinsertion et d'autonomie économique sont pleinement réunies. Reconnaissant les avancées enregistrées, il a estimé que « beaucoup reste encore à faire » pour répondre aux attentes des populations.
Au cœur de cette dynamique, le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), doté d'un budget de 54 milliards de francs CFA, apparaît comme un instrument clé. Selon le chef de l'État, ce plan vise à corriger les retards économiques accumulés durant les années de conflit et à permettre aux populations de reconstruire durablement leurs moyens de subsistance.
Dans un appel solennel, Bassirou Diomaye Faye a également invité les membres de la rébellion à rejoindre le processus de paix, estimant que la Casamance « a trop souffert » et qu'il est désormais temps de tourner définitivement la page du conflit. « L'État est prêt à accompagner une réconciliation sincère, durable et définitive », a-t-il assuré.
À l'issue de sa visite de terrain, le président de la République s'est dit satisfait des progrès enregistrés dans la mise en œuvre du PDC. Il a indiqué avoir constaté personnellement l'évolution des actions entreprises, à la suite des présentations de l'ANRAC, du CNAMS et de l'organisation Humanité & Inclusion.
Avec un taux moyen d'exécution de 39 %, les résultats obtenus en un peu plus d'une année de mise en œuvre sont jugés encourageants par le chef de l'État. Celui-ci a néanmoins appelé à un renforcement des moyens afin d'accélérer la dépollution des terres, le retour des populations déplacées et leur autonomisation économique.
En visite à Dar Es Salam lors de sa tournée économique en Casamance, le Président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l'importance du déminage comme condition essentielle à la sécurité, à la paix durable et à la relance socio-économique de la région, dans le cadre du Plan… Le président Faye a par ailleurs salué l'engagement des autorités administratives et coutumières, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des partenaires nationaux et internationaux, dont l'action contribue à la consolidation des acquis du Plan Diomaye pour la Casamance.
Conscient du retard économique accusé par la région en raison du conflit, le chef de l'État a rappelé que le potentiel de la Casamance demeure considérable. Il a réaffirmé la nécessité d'un accompagnement renforcé de l'État et de ses partenaires pour engager une dynamique de développement durable.
Le Président Bassirou Diomaye Faye a réitéré sa conviction que la paix reste la condition essentielle au succès du Plan Diomaye pour la Casamance et à la réconciliation nationale, au bénéfice de l'ensemble du Sénégal.
Juste après avoir foulé le sol de la capitale du Sud, dans l’après-midi de la première journée de sa tournée économique en Casamance, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a visité le chantier de l’aéroport de Ziguinchor, situé au quartier NEMA. Selon la présidence, à l’issue de la visite, le Chef de l’État s’est réjoui de la reprise effective des travaux, rendue possible grâce à l’engagement financier de l’État, qui a injecté 7 milliards de francs CFA pour relancer le chantier et garantir une livraison prévue en avril 2026. En complément, une enveloppe additionnelle de 6 milliards de francs CFA a été prévue dans la loi de finances rectificative de 2026.
Il faut rappeler que c’est à 10 h 43 que le président de la République est arrivé, accompagné d’une forte délégation, marquant ainsi le début de sa tournée économique de cinq jours en Casamance, précisément dans les régions de Ziguinchor et de Sédhiou. Sa descente de l’avion, d’un pas décidé, a été ponctuée par l’exécution de l’hymne national par la fanfare, dans la plus grande solennité. Sur le plan opérationnel, le chef de l’État est également accompagné du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, du ministre de la Santé, Ibrahima Sy, ainsi que du ministre des Infrastructures, Déthié Fall.
Le président Bassirou Diomaye Faye a rendu une visite à la maman de Ousmane Sonko, samedi, dans la soirée, à Ziguinchor Mame Khady Ngom. Il s’est entretenu avec elle dans une atmosphère empreinte de respect, de simplicité et de chaleur humaine. À cette occasion, rapporte la présidence, la maman du leader de Pastef «a réitéré ses prières pour le succès du projet de transformation porté par le Président de la République et le Premier ministre, au service du Sénégal et du bien-être des populations».
Selon toujours la même source, ce moment d’échanges a permis de rappeler l’affection, l’estime mutuelle et l’attachement profond qui unissent le Président de la République et son hôte, dans le respect des valeurs culturelles, familiales et spirituelles qui fondent la cohésion nationale.
Au deuxième jour de cette tournée économique du chef de l’Etat, un fait resté constant : l’appel à l’accueil du président n’a visiblement pas été entendu. Sur tout le parcours du chef de l’Etat dès son arrivée, il y avait très peu de monde à l’accueil. Au domicile de la maman du Premier ministre, il n’y a pas eu d'affluence. Juste une poignée de personnes dont une vidéo devenue virale a capté les instants forts.

