Ce que contestaient les avocats de Samuel Sarr
Ce virage intervient après une longue bataille de procédure menée par la défense. Depuis plusieurs mois, les avocats de Samuel Sarr réclamaient l’annulation de deux actes clés :- l’ordonnance de “soit-communiqué” datée du 16 mai 2025, jugée irrégulière par la défense ;
- l’ordonnance du 2 juin 2025 ordonnant le renvoi en correctionnelle et le placement en résidence surveillée (bracelet électronique), dénoncée comme une atteinte aux droits de la défense.
Une affaire née d’un rapport d’audit et d’accusations d’abus de biens sociaux
Sur le fond, le dossier WAE a été alimenté par des accusations portées par un actionnaire, Moustapha Ndiaye, s’appuyant notamment sur un rapport du cabinet Mazars évoqué dans plusieurs articles de presse.Mais, dès 2025, certains médias ont aussi rapporté l’existence d’analyses d’expertise mandatées dans le cadre de l’instruction qui auraient contesté ou relativisé la portée des charges initiales, donnant du poids à la ligne de défense de Samuel Sarr.
Quelles conséquences après l’annulation ?
En pratique, l’annulation d’une ordonnance de renvoi peut signifier plusieurs choses, selon ce que décide la juridiction et selon l’étendue des nullités retenues :- soit un retour du dossier à l’instruction pour reprise ou régularisation ;
- soit une remise à plat de certains actes, avec un impact possible sur le calendrier d’un éventuel procès ;
- et, selon les cas, des effets indirects sur les mesures de contrôle (comme la résidence surveillée), même si cela dépend des décisions subséquentes et des réquisitions du parquet.
Un dossier à forte portée politique et institutionnelle
Au-delà du cas individuel, cette affaire est suivie comme un marqueur : d’un côté, les partisans de l’ancien ministre dénoncent un dossier construit sur un rapport contesté ; de l’autre, ses détracteurs y voient un test de reddition des comptes dans un secteur énergétique hautement sensible.Reste désormais à connaître les motivations précises de la Chambre d’accusation et la suite : reprise de l’instruction, nouveau renvoi, ou autres orientations procédurales.

