Ce déplacement de Macky Sall, destiné à rencontrer son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye, s'inscrit dans le cadre de ses consultations internationales pour briguer le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Une candidature qui replace le Sénégal au centre d'un arbitrage complexe.
Le positionnement du Sénégal sur la candidature onusienne
La grande inconnue de ce tête-à-tête demeure le soutien officiel que l'État du Sénégal pourrait apporter à l'ancien président pour le « Palais de verre » à New York.
Sur cette question hautement stratégique, la superviseuse de la coalition présidentielle s'est voulue prudente mais confiante envers les décisions du chef de l'État :
« Macky Sall va venir. Sur le soutien du Sénégal à la candidature, je n'en sais rien. Mais ce que je peux dire c'est que la décision que le président Diomaye Faye prendra va tenir compte de l'intérêt du Sénégal. »
Sur cette rencontre historique, qui mettra à l'épreuve la diplomatie républicaine du nouveau régime, Mimi Touré a salué l'état d'esprit de l'actuel chef de l'État :
« Diomaye est capable de dépassement et de hauteur. »
Entre lutte contre l'impunité et réalité juridique
Alors que des voix s'élèvent, notamment au sein des associations de familles de victimes de la répression politique sous l'ancien régime, pour dénoncer cette rencontre, Aminata Touré a tenu à rappeler des principes fondamentaux tout en s'en tenant aux faits juridiques :
« Moi-même, je suis contre l'impunité. Il y a des enquêtes qui sont en cours. À ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite. S'il affirme avoir été retenu comme l'un des candidats par l'ONU, c'est là où nous en sommes. Mais la lutte contre l'impunité, tout le monde y est favorable. »
