Une comparution « spontanée », sans convocation formelle
La particularité de l’épisode, souligne la défense, tient à la démarche elle-même : Doudou Wade se serait présenté de son propre chef au Commissariat central, alors qu’aucune convocation ne lui aurait été notifiée au préalable.Son conseil, Me El Hadj Amadou Sall, insiste sur ce point : l’intéressé aurait été informé de la situation par la presse, avant de décider de se présenter « spontanément » afin de lever toute ambiguïté et de coopérer avec les enquêteurs. Une initiative peu courante, que l’avocat met en avant comme un signe de disponibilité et de respect des institutions.
Des explications longuement demandées sur ses déclarations publiques
Selon les informations communiquées par la défense, l’interrogatoire a essentiellement porté sur le sens, le contexte et la portée des déclarations publiques attribuées à Doudou Wade. Pendant plusieurs heures, il s’est expliqué point par point sur ses propos et a répondu à l’ensemble des questions, assure son avocat.Pour Me Sall, ces explications ont permis de clarifier les zones d’ombre et de dissiper les interrogations initiales des enquêteurs, même si l’intéressé demeure « à la disposition de la justice » pour toute suite éventuelle.
Pas de garde à vue, aucune interdiction annoncée
À l’issue de l’audition, aucune garde à vue n’a été prononcée. Doudou Wade est reparti libre, sans interdiction de sortie du territoire, ni contrôle judiciaire.« Aucune interdiction ne lui a été signifiée. Aucune contrainte à sa liberté d’aller et de venir. Il peut aller où il veut », a martelé Me Sall, qui affirme que son client est rentré « tranquillement chez lui » après avoir, selon ses termes, accompli « son devoir de citoyen face à la justice ».
Rappel des faits
- Ces derniers jours, des propos attribués à Doudou Wade, tenus lors d’une émission médiatique, ont suscité une vive polémique.
- Hier, il s’est présenté à la Sûreté urbaine et a été entendu durant plusieurs heures, selon son conseil.
- À l’issue de l’audition, aucune mesure restrictive (garde à vue, contrôle judiciaire, interdiction de sortie) n’a été annoncée par la défense.

