Le Sénégalais Abdou Rachid Thiam, co-lauréat du Prix Claude Paoletti

COUP DE COEUR
Lundi 22 Octobre 2018

Le Sénégalais Abdou Rachid Thiam, co-lauréat du Prix Claude Paoletti

Ce prix est attribué en mémoire de Claude Paoletti, ancien directeur du département des sciences du vivant du CNRS qui a pris de nombreuses initiatives pour soutenir les jeunes chercheurs. Il récompense de jeunes chercheurs en biologie, toutes disciplines confondues. Cette année, il est décerné à Lisa Roux et à Abdou Rachid Thiam.

La survie d’une cellule dépend de sa capacité à stocker de l’énergie et à la réutiliser au moment voulu. Cette énergie est stockée sous forme de lipides neutres assemblés en gouttelettes dites « gouttelettes lipidiques ». En réalité, ces dernières forment une émulsion biologique intracellulaire, c’est-à-dire des gouttelettes d’huile dans de l’eau à l’intérieure de la cellule.

La biogénèse et la régulation de ces gouttelettes sont critiques pour le bon fonctionnement du métabolisme cellulaire. Un mauvais déroulement de ces processus conduit à une altération du flux lipidique cellulaire, source de diverses pathologies métaboliques tels que le diabète de type 2, la stéatose hépatique, ou encore des maladies cardiovasculaires et neuronales.

Abdou Rachid Thiam est un physicien, physico-chimiste des émulsions en microfluidique. Ses travaux ont permis de mieux comprendre et maîtriser la formulation d’émulsions, ayant des impacts industriels dans les domaines pharmaceutique, alimentaire et cosmétique. Il s’intéresse dorénavant à des questions relatives au métabolisme des gouttelettes lipidiques cellulaires, en mettant à profit sa connaissance du comportement des interfaces eau-huile. L’équipe de Abdou Rachid Thiam établit des approches in vitro avec des émulsions afin d’identifier les paramètres responsables du comportement des gouttelettes lipidiques cellulaires systématiquement observé mais encore inexpliqué. Ces paramètres sont ensuite modulés dans des cellules vivantes pour étudier et valider leur impact sur le métabolisme.

Chez de nombreuses espèces animales, l’odorat est une modalité sensorielle nécessaire à l’établissement de comportements cruciaux pour la survie de l’individu (alimentation, reproduction, navigation spatiale, interactions sociales...). La signification associée aux odeurs rencontrées, qui permet la production de comportements adaptés, est dans la plupart des cas apprise via des processus d’apprentissage.

L’objectif de Lisa Roux est d’identifier les mécanismes neuronaux impliqués dans la formation, la consolidation et le rappel de traces mnésiques en lien avec l’olfaction. Plus généralement, ses travaux visent à comprendre comment les informations sensorielles sont acheminées et traitées dans différentes régions du cerveau, pour permettre la production de comportements adaptés à la survie des individus.
Pour atteindre cet objectif, l’équipe de Lisa Roux utilise des techniques de pointe qui permettent d’enregistrer et de manipuler de larges ensembles neuronaux chez la souris libre de ses mouvements. Ces méthodes incluent l’électrophysiologie via des multi- électrodes extracellulaires (cf. image ci-dessous représentant des signaux électriques émis par des neurones et recueillis par ces électrodes), l’optogénétique, des manipulations dites « closed-loop », le suivi 3D de la position des sujets dans l’espace et des méthodes de précision en olfactométrie avec suivi du rythme respiratoire.


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