Le rappel des faits : Une finale qui bascule
Tout commence le soir de la finale de la CAN 2025 à Rabat. Alors que l'ambiance devait être à la fête, des heurts ont éclaté aux abords du stade et dans certains quartiers de la capitale marocaine. Selon les autorités locales, des actes de vandalisme, des troubles à l'ordre public et des altercations avec les forces de sécurité ont été constatés.
Le journal L'Observateur rappelle que ces arrestations étaient intervenues dans un contexte de tension extrême, où la déception sportive de certains s'était muée en débordements incontrôlés. Depuis lors, les familles des prévenus et les autorités consulaires suivaient de près ce dossier, espérant une clémence qui n'a finalement pas été au rendez-vous.
Le détail des condamnations : Une main de fer
Le tribunal a classé les prévenus en trois catégories de sanctions, selon leur degré d'implication présumé dans les troubles :
Les peines maximales (1 an ferme)
Onze supporters ont écopé de la peine la plus lourde, assortie d'une amende de 5 000 dirhams (environ 325 000 FCFA) :
Omar Diawara, Ibrahima Baray, Boubacar Diallo, Ahmadou Kadam, Saliou Diop, Tidiane Niass, Mamadou Kora Ngom, Ibrahima Ndiaye, Sékou Sidiane, Mamadou Dialek et Tanor Diakhaté.
Les peines intermédiaires (6 mois ferme)
Quatre supporters ont été condamnés à six mois de détention et une amende de 2 000 dirhams (environ 125 000 FCFA) :
Dane Sow, El You Ndiaye, Diabara et Ibrahima Sy.
Les peines légères (3 mois ferme)
Enfin, quatre personnes, dont le ressortissant algérien, ont été condamnées à trois mois de prison ferme et 1 200 dirhams d'amende (environ 75 000 FCFA) :
Afif Oued, Ibrahim Diop, Abdoulaye et Nouri Ilyas (Algérien).
Un choc pour les familles et la diplomatie
Ce verdict tombe comme un couperet pour les proches des condamnés qui espéraient une relaxe ou, au moins, des peines avec sursis permettant un rapatriement rapide.
D'un point de vue diplomatique, cette affaire met à l'épreuve la solidarité entre le Sénégal et le Maroc. Si la justice marocaine a tenu à marquer le coup pour décourager tout futur débordement lors d'événements sportifs d'envergure, des voix s'élèvent déjà au Sénégal pour demander une intervention des autorités supérieures afin d'étudier les possibilités de grâce ou d'aménagement de peine.
