Cette réaction est humaine. Elle est légitime. Elle traduit l’attachement que nous portons aux nôtres.
Cependant, cette situation ne saurait nous conduire à remettre en cause l’exemplaire coopération qui nous lie à ce pays frère.
Les relations entre nos deux nations dépassent les circonstances, fussent-elles douloureuses. Elles reposent sur une histoire, des intérêts communs et une fraternité éprouvée.
Contrairement, à ce que pensent certains, le principe fondamental de la séparation des pouvoirs limite l’intervention diplomatique, politique et religieuse, tant qu’une décision judiciaire n’est pas encore rendue. La justice suit son cours, selon ses règles propres. En l’espèce, des voies de recours existent et pourront être exercées dans le respect des procédures.
Pour ma part, je plaide pour une démarche politique, diplomatique et religieuse apaisée, fondée sur le dialogue et le respect mutuel, en vue d’une grâce royale au nom des liens profonds qui unissent nos deux peuples.
C’est par la retenue, la responsabilité et la discrétion stratégique que l’on crée les conditions favorables à une issue heureuse.
Cela implique que nous soyons moins expressifs publiquement, afin de ne pas gêner les initiatives que nos autorités ne manqueront pas d’entreprendre avec discernement et efficacité.
Du fond du cœur, je formule le vœu que nos supporters reviennent sains et saufs, retrouvent leurs familles et continuent à vivre cette passion qui nous unit et transcende les frontières.
Dans les moments d’émotion, la maturité collective est notre grande force.
