Une rencontre présentée comme un acte de relance politique
Dans sa prise de parole, Moussa Bocar Thiam décrit la rencontre comme un moment d’orientation stratégique. Il dit avoir remercié Macky Sall pour une “confiance réitérée”, laissant entendre que l’ancien chef de l’État reste au centre de l’architecture politique de l’APR. Le message est clair : malgré la transition et l’éloignement géographique, le leadership demeure, et le parti se prépare à une nouvelle séquence.Une “équipe de la parole” mise en avant
Le coordonnateur du porte-parolat cite nommément plusieurs responsables chargés de la communication du parti : Pape Mahawa Diouf, Mame Marième Thiam Babou, Mamadou Dièye, Saourou Sène, Mame Gueye Diop, Aïda Sougou, Bocar Diongue, Alioune Badara Coulibaly. Il s’agit d’un signal interne autant qu’externe : l’APR entend structurer sa présence médiatique, installer une discipline de message et occuper l’espace.Thiam associe également à cet hommage les anciens porte-voix du parti, notamment Seydou Guèye et Abdou Mbow, ainsi que Hamidou Kassé, salués pour avoir “rendu le parti audible”. Cette référence aux figures expérimentées vise à construire une continuité : transmission, mais aussi cohérence dans la ligne.
“Tout militant est un porte-parole” : la stratégie de reconquête par le terrain médiatique
La formule la plus politique de la déclaration tient en une injonction : “Tout responsable ou tout militant est un porte-parole de l’APR.” Derrière cette phrase, l’objectif est de transformer chaque cadre, chaque section, chaque sympathisant en relais du message du parti, dans un contexte où le débat public se joue aussi sur les plateaux télé, les radios et les réseaux sociaux.Le ton est assumé : “Occupons l’espace médiatique sans complexe”. L’APR revendique un bilan d’infrastructures et une “construction du Sénégal moderne”, argument central pour réhabiliter l’héritage du parti et contrer les critiques du nouveau pouvoir.

