Gestion des ressources naturelles du Sénegal: Tekki «dote» l’Assemblée d’une commission permanente

POLITIQUE
Mercredi 17 Janvier 2018

« L’Assemblée nationale doit se doter d’une commission permanente chargée des ressources naturelles ». Telle est la conviction du député Mamadou Lamine Diallo, président du Mouvement Tekki, qui se prononçait sur la gestion des ressources naturelles au Sénégal dans sa rubrique dite « Question économique de la semaine ».

 Se prononçant en effet sur le dossier des ressources naturelles au Sénégal, le député Mamadou Lamine Diallo s’est tout d’abord fendu d’un rappel assez significatif. Aussi écrira-t-il dans sa note en date d’hier, mardi 16 janvier, « Lors du lancement du RGM à Dakar en 2015, Le professeur Moustapha Sourang nous a informé sur un débat qui a eu lieu au Sénat américain dans les années 80-90 concernant les perspectives pétrolières en Afrique de l’Ouest. Le Sénateur en charge du dossier a révélé, contre toute attente, que les pays qui ont un avenir pétrolier et gazier décisif dans les prochaines décennies en Afrique de l’Ouest étaient le Sénégal et la Sierra Léone ». Pour le député de Tekki, une telle référence ré- affirme « toute l’importance de l’acquisition de l’information, de la formation bien sûr, dans la gouvernance des ressources naturelles ».

Et d’indiquer dans la foulée : « On l’a vu en Casamance, le conflit résulte d’une mauvaise gestion des ressources naturelles, la terre et le bois. Nos relations avec la Mauritanie sont difficiles à cause de la pêche et demandent une veille stratégique pour l’eau du fleuve, le gaz naturel ». Pour autant, Mamadou Lamine Diallo conclura sans dé- tours : «Il me semble important que l’Assemblée nationale se dote d’une commission permanente chargée des ressources naturelles ou minérales. Elle pourra avoir un rôle à jouer même si pour Bby (majorité présidentielle-ndlr), l’Assemblée nationale est une annexe du palais ».

Pillage de la forêt de Casamance : la vraie question politique

Mamadou Lamine Diallo n’a pas occulté dans sa « Question économique de la semaine » le cas Casamance. Et d’établir : « S’agissant du trafic de bois de venn des forêts du Nord de la Casamance difficile à évaluer par nature, nos recoupements nous font dire qu’il apporte près de 30 milliards par an que se partagent les acteurs en Gambie et au Sénégal. Il a fallu la pression des environnementalistes pour que les pays occidentaux qui avaient installé Yaya Jammeh à la tête de la Gambie acceptent qu’il parte en 2017. Ce dernier avait prétendu interdire les exportations à partir de la Gambie en 2016 ». Pour le député, « ce pillage de la forêt de Casamance est la vraie question politique ».

D’ailleurs, a-t-il argué : « Le ministre Haidar a été chassé du gouvernement de Macky Sall à cause de cela ». Accusant par ailleurs le régime de Macky Sall et ses soutiens en Casamance d’être inaptes à se battre pour la réhabilitation des barrages anti-sel, pour relancer la culture du riz et défendre la transformation industrielle de l’anacarde, le député finira par les inscrire comme co-auteurs d’un pillage systématique des terroirs du sud du pays. Or, notera-t-il, «On voit bien que la transformation structurelle de l’économie en Casamance adossée au bon voisinage est une condition d’une paix durable ».

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